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Archives#2, mars 2016 › Le dossier

Albert Corhay : " On aurait pu construire l'ULg a Belle-Ile "

Pour clôturer ce dossier thématique sur les relations entre l’Université de Liège et sa ville, il nous a paru important de donner la parole au recteur de l’institution, Albert Corhay. Il a accepté de nous rencontrer et de répondre à nos questions.

Quelle est, à vos yeux, la place de l’Université de Liège dans l’espace urbain liégeois ?

Pour bien comprendre la situation, revenons un peu en arrière : le campus du Sart Tilman a été conçu — un peu à l’écart de la ville — dans les années ’60 en prenant modèle sur les campus américains, à une époque où l’Université de Liège était étatique. Le choix du Sart Tilman s’est fait pour plusieurs raisons mais notamment car il s’agissait d’un espace disponible de plus de 700 ha et s’y installer permettait de conserver ce patrimoine forestier. Rappelons également qu’à cette époque, le coût de l’énergie était relativement bas, ce qui permettait une implantation particulièrement dispersée des bâtiments alimentés via un vaste réseau de tuyauteries par une seule et unique chaufferie pour l’ensemble du site, localisée au bord de la route du Condroz.

Entre les années ’60 et le milieu des années ’80, l’Université a progressivement déplacé les différentes facultés vers le nouveau campus. Par ailleurs, il a fallu intégrer la faculté de médecine vétérinaire, qui était localisée à Bruxelles, dans le quartier de Cureghem, et il était impensable de l’implanter au centre-ville. Quant aux ingénieurs, jusque là installés dans un Val-Benoît vieillissant, ils avaient besoin de beaucoup d’espace pour accueillir une infrastructure de grande taille mais aussi en raison de la nature des équipements de recherche, sans oublier évidemment, la faculté de médecine et le CHU. Par conséquent, le Sart Tilman était, au moment de sa conception, l’occasion rêvée et un choix totalement rationnel.

Depuis lors, le nombre d’étudiants a fortement augmenté, ce qui génère des problèmes de mobilité. Il en est de même pour le prix de l’énergie. Et si le choix d’un nouveau campus se présentait à nouveau aujourd’hui, il serait sans doute différent. Mais gardons en tête que les décisions se prennent à un moment donné, en tenant compte d’un certain nombre de paramètres bien définis. Si nous pouvions refaire ce choix, en sachant ce que nous savons aujourd’hui, il me semble que le site idéal, à l’époque, aurait été Belle-Ile. En étant à Belle-Ile, nous aurions évité les problèmes de mobilité que nous connaissons. Le Sart Tilman est à la fois trop proche et trop loin de Liège ; trop proche pour y développer une autre ville à l’instar de Louvain-la-Neuve, mais trop loin pour y aller à pieds ou à vélo. Ce n’aurait pas été le cas si on avait été sur le site de Belle-Ile, de plus on serait restés sur le territoire liégeois |1|. Le site aurait été en continuité territoriale avec la ville.

HEC est resté au centre ville, ainsi que la faculté de philosophie et lettres, place du 20-Août. Avec la faculté d’architecture, les amphis Opéra, l’évocation de la Grand Poste, est-ce que l’ULg a amorcé un retour vers le centre ville ?

L’idéal serait effectivement de faire descendre vers la ville d’autres facultés de sciences humaines au sens large : les sociologues, par exemple, les juristes, peut-être les psychologues, bien que leur clinique nécessite de l’espace. Mais cela implique, d’une part, de trouver des bâtiments, et d’autre part, l’Université ne peut pas augmenter de façon trop importante son patrimoine immobilier. Si nous abandonnons un bâtiment au Sart Tilman, que va-t-on en faire ? L’Université peut augmenter en taille, certes, mais il faut garder en tête que toute nouvelle acquisition qui se fait sans se débarrasser d’un autre bâtiment en parallèle génère des coûts supplémentaires pour l’Université qui sont difficiles à assumer.

Pour le moment, l’ensemble des bâtiments dont nous disposons au centre ville sont utilisés : les locaux de la rue de Pitteurs, destinés aux traducteurs-interprètes, la caserne Fonck et la rue Fusch, occupés par la faculté d’Architecture, le site de la rue Louvrex avec HEC. Jusqu’il y a peu, mon objectif était de ramener l’ensemble des bibliothèques au centre-ville et de les centraliser sur le site de la Grand Poste, place Cockerill. L’idée était de créer une bibliothèque avec des salles de lecture ouvertes à tous, étudiants universitaires et autres, au centre-ville. C’est une chose qui manque aujourd’hui à l’ensemble de la ville de Liège : un endroit où les étudiants, quels qu’ils soient, puissent venir travailler car nous remarquons, en effet, que l’espace disponible dans nos bibliothèques est insuffisant. Malheureusement, ce projet s’est révélé financièrement irréalisable.

Implanter une bibliothèque centralisée au centre-ville nous aurait également permis de régler la question du magasin à livres |2|, qui subit de temps à autre des problèmes de toiture et qui implique des déplacements journaliers d’ouvrages de valeur. Mais cela aurait nécessité l’aménagement des caves de la Grand Poste, ce qui ne se s’avère pas une solution idéale non plus.

Finalement se posait la question de la verrière surplombant le bâtiment, qui n’était pas vraiment adaptée à une salle de lecture. Or, on ne pouvait pas y toucher, étant donné qu’elle est classée. Bref, plusieurs facteurs, au-delà de l’aspect financier, ont rendu impossible ce projet de bibliothèque centrale sur le site de la Grand Poste. Il a donc fallu abandonner cette idée.

Si ce n’est pas à la Grand Poste, un autre projet de centralisation des bibliothèques va-t-il voir le jour malgré tout ?

Nous allons retravailler les bibliothèques au sein du site du 20-Août. Le projet de la Grand Poste était l’occasion de recréer quelque chose de nouveau, de plus intégré et de plus fonctionnel, c’est vrai, mais ces bibliothèques existent depuis bien longtemps et doivent être restructurées. L’accès à l’information a complètement changé depuis les quarante dernières années et les étudiants travaillent différemment ; il est logique que les bibliothèques évoluent elles aussi.

Quel bilan tirez-vous de l’implantation de l’ULg dans les anciens cinémas Opéra ?

Il y a des opportunités qui arrivent et ne se représenteront pas, mais il est parfois difficile de les intégrer dans une perspective globale. L’Opéra est une de ces opportunités. Elle s’est présentée à un moment donné : le complexe de cinéma était à vendre et les salles de cinéma offrent une infrastructure facilement aménageable en auditoires, or nous manquions d’auditoires en centre-ville.

Comme la plupart des étudiants kottent en ville, il était intéressant d’implanter des auditoires à cet endroit, même sans envisager un retour de facultés vers le centre-ville. Les étudiants en architecture utilisent beaucoup ces nouveaux auditoires. Ces nouvelles installations commencent à bien fonctionner. C’est une vraie réussite, me semble-t-il.

Ce que nous devons faire maintenant, c’est susciter de la vie au sein de l’ensemble Opéra, raison pour laquelle nous avons créé la boutique de l’Université de Liège, au rez-de-chaussée de la galerie, où les Presses universitaires mettent des ouvrages et des fournitures à disposition des étudiants. Nous avons également un étage administratif au septième étage de l’hôtel Ibis et nous avons acheté le sous-sol, où nous prévoyons d’installer des salles accessibles aux étudiants. Ces dernières pourront également être utilisées pour des activités temporaires, telles que les inscriptions. C’est une manière de concentrer nos efforts sur le centre-ville.

Ceci n’empêche pas que nous essayons de développer une vie sur le Sart Tilman, avec notamment l’éco-quartier, où l’Université a vendu une partie de son patrimoine foncier pour y développer du logement. Nous sommes en train d’améliorer certains auditoires et une série de travaux vont encore être entrepris dans certains bâtiments de la faculté des sciences. Nous pourrons aussi envisager une plus grande interaction avec le secteur privé sur le site.

Il me semble que les deux implantations ont leur raison d’être : la médecine, la médecine vétérinaire, les facultés de sciences et techniques ont besoin d’espace, de laboratoires,... On ne peut pas faire cela au centre-ville. Au contraire, d’autres facultés comme le droit ou les sciences sociales pourraient revenir au centre-ville, même si pour le moment nous n’avons pas de solution et si, pour dire vrai, je ne sais pas si nous en aurons un jour.

L’idée d’aller vers une plus grande mixité fonctionnelle sur le campus, en cédant les bâtiments les moins adaptés aux usages universitaires, par exemple à des opérateurs économiques, vous semble-t-elle envisageable ?

Tout à fait. Nous aimerions que la zone nord du Sart Tilman — notamment autour des facultés de psychologie et de droit — puisse accueillir des activités économiques. Il y a évidemment beaucoup d’espace au Sart Tilman, même s’il faut bien être conscient qu’on ne peut pas en faire ce qu’on en veut en termes d’aménagement. Aujourd’hui, près de 10 000 personnes — en plus des étudiants — travaillent sur le campus, ce qui implique qu’il faut aussi penser en termes de places de parking.

Plus largement, comment voyez-vous l’évolution de la mobilité au Sart Tilman ?

Aujourd’hui, nous nous sommes engagés à construire un certain nombre de parkings près du CHU pour notre personnel et nos étudiants ; car, avouons-le, il y a là-bas un vrai problème de parking sauvage. Le CHU lui-même va investir dans des parkings ; et le nouveau centre intégré d’oncologie qui est en cours de construction va certainement attirer encore un peu plus de personnes. Si en plus de cela, nous voulons accueillir des entreprises sur le site, il faut leur offrir des emplacements de parkings dans les environs.

En parallèle, nous allons remettre en service l’ensemble du Boulevard de Colonster, qui a été bloqué de manière « temporaire » et transformé en parking à destination des étudiants en médecine vétérinaire. Nous allons donc le rétablir en y intégrant un site propre pour les bus ainsi que, pourquoi pas, une piste pour les circulations cyclo-pédestres, et ce malgré la côte, l’émergence des vélos électriques rendant cela plus facile. Il me semble que si nous voulons encourager la mobilité douce, il faut tout mettre en œuvre pour que rouler en vélo puisse se faire en toute sécurité. Mais tout ceci nécessite des investissements sur nos propres deniers. On est toujours limité, il faut faire des choix.

On fait sans cesse le constant de l’absence d’un transport structurant au Sart Tilman, pourtant le CHU est à deux pas de la gare de Tilff qui n’est pas du tout utilisée à ce jour pour alimenter le campus. N’y a-t-il pas là une piste à creuser, tout en sachant que c’est un domaine sur lequel l’Université n’a pas la main ?

Effectivement, nous n’avons pas la main. C’est très compliqué. On doit trouver des accords avec le TEC et je comprends la difficulté : tout le monde, sur le campus, commence au même moment, ce qui génère des heures de pointe conséquentes pendant lesquelles les bus débordent. Après, il y a des moments où les bus sont presque vides. On pourrait jouer avec les horaires, faire en sorte que les cours ne commencent pas tous en même temps, que tout le monde n’aille pas manger en même temps,... mais de notre côté, cela génère des problèmes de locaux, car à partir du moment où les plages horaires d’utilisation des auditoires sont différentes, cela génère des superpositions d’horaires pour ces derniers, d’où des besoins de locaux supplémentaires. C’est vraiment très complexe.

La question de la mobilité au Sart Tilman est fondamentale, je vous l’accorde. Lors d’une conversation, j’ai d’ailleurs suggéré à la Ville de Liège de rendre les bus gratuits pour tous les étudiants, tous niveaux confondus. On voit en effet de suite que quand il y a un congé scolaire, la circulation est beaucoup moins dense. Il y a là un problème de prise en charge du coût, mais il est clair que la gratuité pour les étudiants permettrait de résoudre certains problèmes de mobilité et de parking.

Du côté de l’Université, nous ne pouvons pas faire tout en toute liberté. L’Université ne peut pas créer un système de bus privé, c’est interdit. Mais avoir un système de navette entre la gare de Tilff et le CHU, ce serait peut-être une solution.

On voit aujourd’hui qu’il y a des plans importants pour la mobilité à Liège : la SNCB met en place son offre « S » (le REL), le tram va semble-t-il se faire et on a l’impression que le campus et le CHU sont laissés sur le côté.

Oui, le tram va s’arrêter au niveau du Standard, où les voyageurs prendront un bus pour monter au Sart Tilman. J’imagine qu’il y aura aussi là-bas un parking de délestage. Mais on ne va certainement pas revenir sur des propositions qui ont été faites dans les années ’60, à savoir construire un téléphérique ou un tunnel. L’idéal pour accéder au Sart Tilman, bien sûr, serait de créer un transport en commun fluide — tram ou autre — qui arrive directement sur le campus, tout comme à Louvain-la-Neuve, où il y a une gare SNCB au centre du site.

Le problème, c’est que le campus est sur une colline. Si au moins il se trouvait sur un site plat, il serait accessible en vélo. Mais, je pense qu’on arrivera à terme à trouver une solution, en augmentant le service de bus actuel, en ayant des autres lignes de bus, notamment en connexion avec Tilff.

En parlant de la mobilité, quelles seront les conséquences du décret « paysage », qui prévoit la mobilité des étudiants entre institutions. Comment voyez-vous les choses sur le plan concret pour les étudiants qui vont être amenés à suivre des cours en des endroits parfois éloignés les uns des autres ?

Attention, entendons-nous bien, mobilité des étudiants, cela veut surtout dire qu’un étudiant peut faire une partie de son parcours dans une institution puis en changer en valorisant ce qui a été fait précédemment. Si l’on envisageait une sélection de cours dans plusieurs établissements au cours de la même année, cela compliquerait beaucoup les choses, mais je ne pense pas que cela soit cette mobilité-là qui soit visée par le décret, il est plutôt question de valoriser ses acquis lors d’un changement d’institution d’enseignement.

Lorsque nous travaillons à des co-organisations, ou même à des co-diplômations, entre institutions, nous devons bien évidemment veiller à ne pas transformer les étudiants en pigeons voyageurs. En effet, nous sommes amenés dans le cadre du décret « paysage » à travailler de plus en plus avec d’autres institutions à l’élaboration de nouveaux projets pédagogiques. Cela risque de créer des problèmes à moins d’avoir des systèmes de mobilité totalement performants.

Ajoutons qu’aujourd’hui, l’étudiant est aussi responsable de son parcours, ce qui complique également la tâche des institutions. Le tout est de savoir si on demande à celles-ci de répondre à toutes les exigences des étudiants. Il faudra un peu d’effort de part et d’autre, sinon nous risquons d’aboutir à des impossibilités dans l’organisation des cours.

Où en est-on dans le regroupement de la faculté d’architecture ?

Nous voulons rassembler les deux sites de la faculté d’architecture. Historiquement, nous avons deux ISA |3|, l’ISA, Saint-Luc en Outremeuse et l’ISA Lambert Lombard, localisée rue Fush qui ont fusionné pour former la faculté d’architecture.

Pour le confort des étudiants et pour que cette fusion soit effective — comme ce fut le cas pour HEC —, il faut à mon avis regrouper le personnel et les étudiants des deux sites, les mélanger, et faire en sorte que les deux cultures — parce qu’ils étaient concurrents — se mélangent bien. Du côté des étudiants, ce sentiment d’appartenance va s’installer assez vite, mais pour le personnel, c’est un peu plus long.

Lors de la fusion, il avait été établi dans la convention que la nouvelle faculté devait rester en ville. Étant donné qu’il est impossible d’étendre le site Fush, la seule alternative est donc de déplacer l’ensemble des étudiants sur le site de la caserne Fonck, où se trouve également l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc.

Il fut, un temps, question que la faculté d’architecture se déplace sur le site de Bavière. Pourquoi cette hypothèse a-t-elle été écartée ?

C’est un choix que les architectes ont fait. Ils ont préféré opter pour des développements architecturaux au sein de la caserne Fonck. Montrer qu’ils peuvent faire là-bas de belles réalisations architecturales qui répondent à leurs besoins en termes de surfaces. J’espère qu’ils ont raison. On va devoir entamer les travaux et, par ailleurs, j’attends que les architectes quittent progressivement le site Fusch en fonction des travaux réalisés, ce qui permettrait de libérer le site de la rue Fush pour que HEC puisse l’occuper. Cela nous dispensera alors de rénover le site de Montefiore — qui devait déjà être rénové en 2012 — et que nous pourrions alors revendre. C’est du moins mon objectif.

Que pensez-vous de l’engouement autour de l’ancien institut de stomatologie sur le site de Bavière ? Pensez-vous pouvoir y implanter certains services de l’Université ?

Les architectes aimeraient beaucoup pouvoir récupérer ce bâtiment, mais je ne crois pas que cela entre dans les priorités des promoteurs du site. À vrai dire, je suis étonné de l’admiration portée à ce bâtiment qui est en très, très, mauvais état. Sans doute y voient-ils un symbole... Je ne suis pas pour la conservation de tous les vieux bâtiments. Même si, cependant, nous allons rénover l’ancienne chaufferie, sur le site du Val Benoît, car il y a là une synergie avec la Cité des Métiers.

La Ville de Liège, dans ses réflexions sur l’aménagement de l’espace public, a identifié le bâtiment de la chaufferie du 20-Août comme un obstacle à la fois pour les relations entre l’Université et le fleuve, mais aussi pour un meilleur aménagement de la passerelle. Seriez-vous ouvert à trouver une solution concernant un éventuel déplacement de celle-ci ?

Tout d’abord, je ne suis pas très sensible à cette idée d’université ouverte sur le fleuve. Je pense que cela arrangerait beaucoup la Ville de prolonger la passerelle là où se situe pour le moment notre chaufferie, ce qui, par conséquent, impliquerait de démolir une partie de ce bâtiment. L’Université n’est pas entièrement fermée à cette possibilité. Toutefois, il faut savoir que cela nous pose, encore une fois, un problème de parking, puisque les abords de la chaufferie sont utilisés en tant que parking pour les membres du personnel. Nous ne disons pas non, mais cette décision doit s’insérer dans un ensemble de collaborations sur des dossiers comme par exemple, celui de la rue Fush, ou encore celui, plus épineux, de la salle de guindailles des étudiants.

Gardons en tête que l’Université, ce sont des personnes qui travaillent, ce sont des facultés, des unités de recherche, ce sont aussi des auditoires, et dans les auditoires, il y a des étudiants, et les étudiants, cela bouge, cela vit ! Et il faut les mettre dans les conditions idéales pour qu’ils puissent exercer leurs activités, toutes leurs activités, les activités de formation, mais aussi les activités folkloriques. Et cela doit se faire en toute sécurité, c’est important. Par ailleurs, une ville ne peut être grande que si elle a une grande université, et vice-versa ; le sort de la ville et de l’université sont donc intimement liés. Mais quand on a une université, on a aussi ses étudiants.

Propos recueillis par Caroline Minon et François Schreuer. Le présent entretien a été relu par Albert Corhay avant publication.

|1| NDLR : Le Sart Tilman était situé, à l’époque (avant la fusion des communes intervenue au premier janvier 1977), sur les territoires communaux d’Angleur, Tilff et Ougrée.

|2| NDLR : Inauguré en 1964, ce bâtiment, l’un des premiers construits au Sart Tilman, est dû à Ch. Vandenhove. Il se trouve à proximité du CHU et abrite notamment les livres précieux.

|3| NDLR : Relevant historique, en Communauté française, de l’enseignement supérieur artistique, les Instituts supérieurs d’architecture (ISA) ont rejoint les universités en 2010, donnant naissance aux facultés d’architecture.

Pour citer cet article

« Albert Corhay : « On aurait pu construire l’ULg à Belle-Île » », in Dérivations, numéro 2, mars 2016, pp. 118-122. ISSN : 2466-5983.
URL : http://derivations.be/archives/n02/albert_corhay.html

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