Dérivations

Pour le débat urbain

Françoise Choay, L’urbanisme, utopies et réalité, une anthologie (1965)

Un ouvrage phare pour l’analyse des projets urbains

Quoique sorti en 1965, le livre L’urbanisme, utopies et réalités. Une anthologie de Françoise Choay me semble mériter une place parmi les outils qui permettent d’analyser l’évolution des villes aujourd’hui. L’auteure situe les grandes idées à propos de l’aménagement urbain dans un cadre idéologique et historique des courants de pensée, cadre qui continue à fonder les orientations prônées par les différents acteurs urbains, même si elles sont rarement explicitées.

La place accordée à l’automobile dans les projets, les rôles des espaces publics, des rues et des édifices, la consultation citoyenne, l’esthétique et le spectacle, la conservation du patrimoine, les frontières de la ville et l’étalement urbain, les modes d’habitat, le rapport des villes à la nature ou encore les relations humaines sont autant de points de débat et de discorde qui continuent à structurer les critiques des projets urbains, et traversent d’ailleurs la revue Dérivations.

C’est précisément au départ de cette question : « Pourquoi l’aménagement urbain soulève-t-il autant de doutes et de difficultés ? » que Françoise Choay explore l’histoire de la pensée urbaine et y puise ses réponses.

À travers un parcours qui met à jour les dissensus entre penseurs et la dépolitisation progressive de la pensée urbaine au profit d’une logotechnique — qu’elle oppose à la parole citoyenne de la polis grecque — l’auteure invite l’habitant à être lucide et à ne pas se laisser leurrer par les prétentions scientifiques de l’urbanisme. Dénonçant la construction de modèle-types et idéaux soi-disant objectivés, elle plaide pour la construction de structures souples, ouvertes à des significations non encore constituées.

La présente contribution vise, à partir d’une synthèse critique de la première partie de l’ouvrage — la seconde étant consacrée à l’édition de textes des auteurs cités — qui en fait ressortir les différents thèmes et les positionnements des différents courants de pensée, à les rendre le plus accessibles possible et à les compléter par des contributions manquantes à la pensée sur la ville, de manière à proposer au lecteur une grille à mobiliser pour l’analyse des projets urbains et d’y repérer les éléments qui lui permettront de se situer personnellement parmi les différentes théories.

Le pré-urbanisme

Françoise Choay regroupe sous cette dénomination des penseurs tels que Owen, Ruskin, Morris, Fourrier, Cabet, Proudhon, Marx et Engels, qui au XIXe siècle réagissent à la croissance vertigineuse de la population urbaine générée par l’industrialisation des villes. La transformation des moyens de production, les nouveaux modes de transport et l’émergence de nouvelles fonctions urbaines font voler les cadres anciens en éclats. Un nouvel ordre voit le jour, caractérisé par une rationalisation des voies de communication (avec la percées de grandes artères et la création de gares), par la spécialisation des secteurs urbains, par la création de nouveaux organes « gigantesques » qui provoquent un changement de visage des villes (grands magasins, hôtels, cafés, immeubles de rapport) et par une importante suburbanisation liée aux implantations industrielles et ouvrières dans les faubourgs qui signent la fin de l’entité spatiale bien délimitée.

Face à cette situation, deux attitudes sont possibles : soit descriptive, c’est-à-dire cherchant à comprendre et à dégager des lois, soit polémique, c’est-à-dire marquant un désaccord. Ce désaccord peut être soit humanitaire — il dénonce alors l’état de délabrement physique et moral du prolétariat et se focalise sur les questions d’hygiène — soit politique — il dénonce un ordre sociétal. Marx et Engels, qui sont les précurseurs de la sociologie urbaine, sont les seuls auteurs de cette dernière veine, c’est-à-dire qu’ils considèrent qu’il y a un ordre urbain, qui est en l’occurrence à éradiquer au profit d’un autre. Les autres penseurs pré-urbanistes partent au contraire du constat d’un désordre à ordonner, ce qui les prive de facto d’une analyse des rapports sociaux qui construisent et génèrent la situation critiquée et les place par conséquent sur une scène différente, strictement cantonnée à la projection spatiale de la ville du futur. Ceci ne les empêche cependant pas de lier la structure urbaine à sa signification sociale, et c’est d’ailleurs ce point qui distingue, selon Françoise Choay, les penseurs pré-urbanistes des urbanistes qui les suivront.

Françoise Choay distingue quatre courants qui structurent les débats de cette période à cheval sur la fin du XIXe siècle et le début du XXe (le terme « urbanisme » est utilisé pour la première fois en 1910).

Le modèle progressiste (Owen, Fourrier, Richardson, Cabet, Proudhon) part d’une conception de l’individu comme un individu-type, indépendant de toutes contingences et de rapports au lieu et au temps. Cette conception de l’être humain rend possible la définition de besoins-types scientifiquement déductibles, et donc l’avènement d’un ordre social-type, dont l’espace-type se caractériserait comme suit.
— ouvert, troué de vides et de verdure, de manière à répondre aux besoins d’hygiène et de loisirs, en lien avec la culture du corps ;
— découpé selon les fonctions humaines — habitat, travail, culture — selon une logique fonctionnelle et dans une disposition simple, qui frappe la vue ;
— esthétique : la logique et la beauté doivent coïncider selon une géométrie naturelle qui récuse l’héritage artistique du passé ;
— précis et rigide : les édifices et ensembles urbains sont des prototypes définis une fois pour toutes, des modèles. Les quartiers sont juxtaposables indéfiniment.

Ce modèle s’oppose à la ville occidentale traditionnelle en ce qu’il préconise l’éclatement du bâti. La ville dense se désagrège au profit d’une ville-campagne où l’espace est un vide qui pré-existe aux unités qui y sont disséminées. Ces systèmes sont donc contraignants, de par la rigidité qu’ils impliquent jusque dans les détails des ornements, et répressifs, en ce qu’ils imposent des structures qui permettent en réalité d’atteindre un objectif de rendement maximum.

Le modèle culturaliste (représenté par Ruskin, Morris, Howard et sa cité-jardin, et parmi lesquels on ne trouve aucun français) construit son raisonnement non pas sur une conception de l’individu mais du groupement humain. Le scandale de la ville industrielle est qu’elle fait disparaître l’ancienne unité organique de la cité, dont les caractéristiques étaient les suivantes.
— la circonscription, la présence de limites précises qui créent un contraste avec la nature ;
— les dimensions réduites et la dispersion de la population en une multitude de points denses ;
— l’absence de géométrisme. L’irrégularité et l’asymétrisme sont constitutifs de l’ordre organique, seul à même d’intégrer les apports successifs de l’histoire et de tenir compte des particularités des sites ;
— esthétique, selon une conception de l’art inspirée par l’étude du Moyen-âge ;
— la diversité : il n’y a pas deux demeures semblables ;
— l’accent est mis sur les édifices communautaires ou culturels et non sur l’habitat individuel.

Ce système repose sur une idée politique de la ville comme communauté démocratique, impliquant la participation des citoyens. Il privilégie le qualitatif au quantitatif et intègre les besoins culturels non réductibles à la mécanique et aux besoins matériels.

Ces deux courants — progressiste et culturaliste — pensent la ville comme un modèle arraché à la temporalité et non comme un processus, ce qui les coupe des réalités socio-économiques contemporaines.

Le troisième courant, incarné par Engels et Marx, est qualifié de « sans modèle » car il table sur un avenir ouvert, qui sera déterminé par une action sociale transformatrice. Selon eux, la ville est le lieu de l’histoire et, en ce sens, elle ne peut être un désordre. S’il y a des éléments problématiques, c’est que l’ordre en présence doit être dépassé, mais pas pour aller vers l’image abstraite d’un ordre nouveau (ou ancien). Sa forme future est liée à l’avènement d’une société nouvelle, qui, pour eux, doit être une société sans classe. L’ordre nouveau est caractérisé par une indétermination radicale, et devrait mener à la disparition de la différence entre ville et campagne, car cette différence est le reflet de déséquilibres économiques, culturels et démographiques qui devraient être gommés.

À côté de ces trois courants, Françoise Choay évoque aussi un « anti-urbanisme », présent essentiellement aux USA. En Europe, la tradition urbaine est millénaire, tandis qu’outre Atlantique, l’époque « héroïque » est liée à l’image d’une nature vierge, ce qui suscite des attaques du fait urbain en lui-même, sans modèle de remplacement.

L’urbanisme

Françoise Choay distingue l’urbanisme du pré-urbanisme par deux critères : les urbanistes sont des spécialistes — notamment des architectes — alors que la réflexion était auparavant interdisciplinaire, et les urbanistes sont passés de l’utopie à la mise en application, même si celle-ci se heurte dans les faits aux différents pouvoirs urbains.

Les deux principaux modèles de la période précédente se déploient.

Le modèle progressiste se formalise à partir de 1928 avec la création d’un organe de diffusion — les Congrès internationaux d’architecture moderne (CIAM) — et en 1933 d’un document doctrinal : la charte d’Athènes. La figure la plus connue de ce courant est Le Corbusier. Citons également Tony Garnier, Georges Benoit-Levy et Walter Gropius.

L’idée de modernité est centrale dans ce courant, inspiré à la fois par l’évolution de l’industrie et par l’art d’avant-garde, en particulier le cubisme. La ville du XXe siècle doit accomplir sa révolution industrielle, non seulement en utilisant les nouveaux matériaux que sont l’acier et le béton, mais aussi en mettant en œuvre les méthodes de standardisation et de mécanisation de l’industrie par la rationalisation des formes et l’adaptation à l’automobile, symbole de la ville contemporaine. Cette conception induit un nouveau rapport avec l’objet, selon une conception austère et rationnelle de la beauté, dépouillée de tout ce qui est momentané. Le cadre urbain ainsi construit vise l’universel, se déconnecte de tout comportement social possible. Dans la continuité des pré-urbanistes de ce courant, il est basé sur un homme-type idéal pourvu de besoins et propriétés psycho-physiologiques constants et reconnus scientifiquement. Les quatre fonctions humaines sont habiter, travailler, circuler et se cultiver le corps et l’esprit. La raison et la vérité sont ainsi mises au service de l’efficacité et de l’esthétique. L’espace clos éclate au profit d’édifices dispersés, non reliés. La rue est abolie : la circulation est conçue comme une fonction séparée de l’ensemble construit où elle s’insère. Au point que la puissance automobile finit, à elle seule, par déterminer un grand nombre de projets.

La ville est donc un outil de travail, mais aussi un lieu de spectacle. Les quartiers pittoresques de la ville ancienne sont rasés, à l’exception des édifices exceptionnels, promus à la dignité de symboles et à la fonction muséologique. La ville est désormais une composition géométrique, au même titre que les œuvres artistiques de l’époque, et la nécessité de recherche de l’agencement des prototypes rationnels concerne jusqu’au détail des équipements intérieurs. L’occupant est désormais forcé de se plier au schéma de circulation et au mode de vie que ce logement implique. L’ordre matériel contribue à créer un climat mental basé sur les valeurs d’ordre, de standardisation, de rigueur, de hiérarchie et auquel le public adhérera grâce à une impression de futurisme.

Le modèle culturaliste, qui précède le modèle progressiste, se développe en Allemagne et en Autriche, qui accusent un retard industriel et refusent de commettre les mêmes erreurs que les villes françaises ou anglaises. Les fondateurs de ce courant sont Camillo Stitte, Ebenezer Howard et Raymond Unwin.

Le principe général est que la totalité l’emporte sur les parties. Il s’agit d’un concept culturel et non matérialiste. Les caractéristiques de la ville s’inscrivent dans la continuité du mouvement pré-urbaniste, mais de manière dépolitisée : limites précises, ville bordée d’une ceinture verte, dédoublement des centres plutôt que croissance urbaine, différenciation et multiplicité, analyse relationnelle dans laquelle la rue est un espace fondamental. Les formes directrices sont celles des lieux de passage et de rencontre (rues, places) et non les édifices. Elles refusent la subordination à la géométrie. Le climat mental induit se veut rassurant, intense, favorable aux relations interpersonnelles.

Selon Françoise Choay, cette conception obnubilée par l’esthétique ignore cependant l’évolution contemporaine du travail et de la mobilité. C’est un modèle nostalgique de la cité européenne préindustrielle.

À côté de ces deux modèles principaux, se développe un troisième courant, que l’auteure appelle le modèle « naturaliste ». Issu de l’anti-urbanisme, il prétend que seul le contact avec la nature peut permettre un harmonieux développement de la personne comme totalité. Ce courant n’a pas de réalisation concrète à son actif, et sera possible à réintroduire grâce à ce qu’il nomme la démocratie, c’est-à-dire la liberté pour chacun d’agir à sa guise. Toutes les fonctions urbaines sont dispersées et isolées, sous forme d’unités réduites, de sorte que l’idée même de ville se dissout. Le logement est individuel. Il n’y a pas d’appartement, mais des maisons individuelles disposant de grands terrains que les occupants consacrent à l’agriculture et aux loisirs. Toutes ces cellules sont reliées entre elles grâce à un abondant réseau de routes terrestres et aériennes. Ce mouvement est donc basé sur un individualisme intransigeant, lié à une dépolitisation de la société au profit de la technique : c’est l’industrialisation elle-même qui permettra d’éliminer ses propres traces, et les techniques modernes sont en cela décisives. Il s’agit d’une solution universelle, destinée à une application mondiale.

Ces trois courants doivent cependant être considérés avec beaucoup de nuances dans la pratique. Plusieurs auteurs se situent à cheval, empruntant à l’un ou à l’autre certains éléments.

Les critiques des urbanistes

Deux types de critiques des urbanistes sont néanmoins relevées par Fançoise Choay, qu’elle nomme « technotopia » et « anthropopolis ». Ces critiques ne se situent cependant pas, selon elle, en dehors des trois courants mais tentent de les perfectionner, de les approfondir, ou apportent des dimensions interdisciplinaires qui les éclairent sous un angle différent sans toutefois constituer un courant supplémentaire en tant que tel.

La technotopia veut aller plus loin dans l’exploitation des techniques. Elle porte une attention à l’augmentation de la population et veut anticiper les problèmes en répondant aux besoins croissants grâce au progrès technique, notamment en ce qui concerne les changement de rythmes de l’existence quotidienne et les fortes concentrations humaines. La libération terrestre par l’exploitation des sous-sols, de l’air et de la mer fait partie des réponses, ce qui implique une dénaturalisation de l’existence, qui se déroule sur des sols artificiels et en milieu climatisé. Le rôle de l’image et de l’apparence plastique y est essentiel.

L’anthropopolis plaide pour un aménagement urbain plus humaniste et se décline sous trois aspects. Le premier concerne l’enracinement spatio-temporel de l’urbanité. Les penseurs de cette critique, citons Patrick Geddes et Lewis Mumford, considèrent que chaque aménagement doit être précédé d’une vaste enquête qui fait appel à l’économie, la démographie, l’esthétique, l’histoire. Cette dernière discipline est particulièrement importante à leurs yeux : tous les secteurs de la réalité présente ne sont intelligibles qu’à la lumière du passé, dont ils portent la trace, et l’intégration de ce passé est par conséquent indispensable à tout projet urbanistique. À la différence des culturalistes, ils reconnaissent l’originalité de la situation contemporaine : il ne s’agit pas de reproduire le passé, mais de le transformer sans rupture. Cette vision échappe à tout modèle, qui implique la prévision, pour s’inscrire dans une temporalité créatrice.

Le deuxième aspect apporte le point de vue de l’hygiène mentale, sur base des apports de la psychologie sociale. Celle-ci réfute le lien automatique entre insalubrité et mauvaise santé mentale. De nouvelles études montrent que les principes d’urbanisation prônés par les CIAM peuvent avoir des résultats différents selon les populations, et qu’ils sont notamment invivables pour les habitants à forte attache communautaire. L’indifférenciation, l’homogénéité, les zonings sont facteurs de monotonie et d’ennui, qui induit une dédifférenciation psychique. L’abolition de la rue provoque une dissociation et une désintégration mentale. Ils prônent donc l’association des populations concernées à la création des projets.

Le troisième axe a la même conséquence méthodologique que les deux premiers : partir des habitants et usagers des lieux. Il est basé sur les perceptions et constate que celles-ci varient en fonction des liens existentiels, des pratiques, des affects qui attachent les gens à la ville. La ville vécue ne ressemble pas à un tableau qu’il suffirait de composer comme une œuvre d’art : sa spécificité découle des perceptions et des connaissances de ses habitants.

Les hors-champs de l’urbanisme

Le tableau dressé par Françoise Choay devrait certainement être complétée par des réactions critiques apparues après la publication de l’ouvrage — qui seraient alors une forme de mise à jour interne à la discipline urbanistique.

Une lacune d’une autre nature, ayant des conséquences plus fondamentales sur la lecture politique des débats urbains, doit cependant être pointée.

Françoise Choay livre elle-même les bases d’une piste qu’elle ne va pas explorer et qui donne pourtant des éléments de réponse pertinents à la question initiale de son travail sur le pourquoi des contestations systématiques des projets urbains.

En effet, ayant énoncé l’existence d’un courant de pensée pré-urbaniste « sans modèle », et fondateur de la sociologie urbaine, on pouvait s’attendre à voir apparaître un chapitre sur le devenir du courant marxiste et de la sociologie urbaine dans les pages suivantes. L’idée même de vouloir analyser le phénomène urbain comme étant un espace de projections politiques et de rapports sociaux s’impose comme grille de compréhension des conflits qui se jouent autour des réalisations urbanistiques.

D’autres sociologues, contemporains des pré-urbanistes, ont par ailleurs aussi abordé la question des villes, donnant naissance à d’autres courants que le marxisme, qui se sont rassemblés sous le chapeau de la discipline sociologique |1|. Citons Durkheim, qui perçoit la ville comme révélateur et producteur de faits sociaux, la ville moderne marquant le passage de la communauté à la société, ou encore Weber, qui montre qu’il est possible de mettre en évidence des modèles de production sociale de l’espace urbain à partir du système de relation entre acteurs.

Terminons, sans entrer dans les détails, en évoquant les éclairages que l’histoire peut, elle aussi, apporter au débat. Le rapport à la temporalité des modèles urbanistes, la conception même de l’histoire qui les sous-tend, les références au patrimoine, sont autant de portes d’entrées qui distinguent les courants les uns des autres autant que le rapport à l’espace. L’histoire peut aussi rappeler l’existence de penseurs urbains bien avant l’époque moderne. De la cité idéale d’Hippodamus de Milet aux descriptions analytiques d’Hérodote, de la Cité des Dames de Christine de Pisan à l’utopie de Thomas More, les villes ont été, de tous temps, l’objet d’une réflexion au cœur de l’organisation sociale.

Sur le temps long, l’histoire montre aussi à quel point les questions qui traversent les débats contemporains sont anciennes, et quelles réponses les acteurs de la ville — habitants, commerçants, artistes, représentants du pouvoir — y ont apportées au fil de leurs besoins et des rapports de force qui se sont joués entre eux.

Françoise Choay est historienne des théories et des formes urbaines et architecturales, professeure émérite aux universités de Paris I et Paris VIII. Elle a notamment publié La règle et le modèle. Sur la théorie de l’architecture et de l’urbanisme (Seuil, 1980), L’allégorie du patrimoine (Seuil, 1992) et Pour une anthropologie de l’espace (Seuil, 2006). Elle co-dirige avec Pierre Merlin les éditions régulièrement mises à jour du Dictionnaire de l’urbanisme et de l’aménagement (PUF, 6e éd. 2015).

|1| Pour une synthèse des courants de pensée en sociologie urbaine, voir STEBE, J.-M. & MARCHAL, H., Sociologie urbaine, Paris, Armand Colin, 2010.

Pour citer cet article

Collin M., « Françoise Choay, L’urbanisme, utopies et réalité, une anthologie (1965) », in Dérivations, numéro 1, septembre 2015, pp. 165-169. ISSN : 2466-5983.
URL : http://derivations.be/archives/numero-1/choay.html

Ce numéro est épuisé.

Les commentaires des lecteurs

Perdu après un cyclone

par Kernst ADRIEN, le 27 avril 2017

J’avais déjà Ce beau livre, mais je l’ai perdu après un cyclone. Je veux l’avoir sur mon portable pour le relire, car j’ai grandement besoin de ce livre. Bonsoir !

Merci !
Kernst ADRIEN

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